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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 22:44
Des anges passent...
Des anges passent...
Des anges passent...
Des anges passent...

Faire court ! Et dense, si possible… je vais essayer ! Comme une faena de Diego Urdiales Et si j’y arrive, ce sera pour tous et pour moi aussi une sorte de bénédiction… c’est le cas de le dire… mais non, je ne vais pas faire dans le mystique, c’est pas mon truc… mais je voudrais pour dire et partager une vraie émotion, celle d’une belle rencontre, d’une rencontre… avec des anges… Pas de petits anges pour faire joli, ni des angelots de pacotilles avec des gueules de poupons tout roses, ni de ces archanges tristes et graves du styles annonciation ou autre assomption , non des anges tout simples, avec le sourire et surtout avec des … enfin je veux dire, et c’est là qu’est la différence, des anges qui en ont !  Je ne saurais comment le dire autrement, tant ces deux là, sont dans une autre dimension… une dimension indéfinissable… On connaît de jeunes sportifs, de jeunes chanteurs ou de jeunes artistes plasticiens, ils ont tous le charme de la jeunesse et de l’innocence, mais eux en plus, ils ont dans le regard, dans la voix, dans les gestes, autre chose, d’impalpable, de très discret mais si fort qui les rend irréméDIABLEment différents… ( angéliquement, devrais je dire…). Mais là où le sportif renonce au langage, là où le chanteur se contente de ses rimes et de ces accords et le plasticien de ses formes et de ses extrapolations, eux savent en plus manier les mots simplement, justement, sincèrement … et ils racontent ! ils racontent pour partager, pour nous faire rêver, sans frime et sans illusion, ou juste ce qu’il en faut pour y croire et avancer… Des anges vous dis je avec leurs exigences, ni de sainteté ni de vertu mais de sincérité et de légèreté… mais si les anges sont toujours sincères et légers… c’est bien connu, bande d’ignares… donc ces deux anges là, ce qu’ils ont en commun et que l’on sent immédiatement, c’est à la fois le charme sans la triche et la volonté sans l’esbroufe… le sourire et la gravité, la classe et l’élégance discrète, le sérieux et ce petit reste d’enfance qu’ils trainent encore un peu… et c’est tant mieux, cela les préserve de l’esprit de sérieux qui plombe l’enthousiasme, noircit les regards et alourdit les passes…

Et bien voilà, c’est ce que nous avons vécu au Ruedo : cette belle rencontre avec deux jeunes toreros en devenir, Deux types différents, radicalement différents mais tous les deux habités, éclairés, conduits par ce désir de triompher., bien sur mais surtout par cette envie qu’ils ont en commun de vouloir donner un sens à leur vie ! Si jeunes, si fragiles et si forts à la fois parce qu’ils sont d’une énorme maturité, d’une intelligence pointue et d’une lucidité si réjouissante… le tout avec le sourire… et l’envie d’être heureux… Ils ont aussi en commun ce désir d’être beaux et de produire de la beauté ! Deux anges, prêts à déplier leurs ailes de géants : Clemente et Pablo Aguado

Clemente d’abord il est français, très français, avec cette élégance décontractée et ce fameux sourire de l’ange…

« Tu as connu des anges ? »

« Là tu me les casses, me les brises, oui, j’ai connu des anges… »

« Ah ! tu es devenu folle »

« Mais non, je te le dis, je les vois les anges, je leur parle, ils sont au dessus de ta pauvre et misérable condition, , ils sont les garants de nos vies, il faut juste savoir les voir et en avoir envie… «

Il y a donc Clément l’ange blond, qui pourrait aussi bien être diable tant il semble malicieux et pétillant. Ce qui frappe derrière une espèce de nonchalance classieuse, c’est la détermination qui pointe dans son regard. On y sent aussi la raisonnable et un peu folle certitude qu’il va y arriver. Il s’en donne les moyens et cultive dans les ruedos et dans la vie sa différence, c’est sans doute ce qui a terme fera sa force.

Et l’autre un espagnol, Pablo Aguado, un ange aussi, plus brun, plus grave en apparence, une espèce de force tranquille, droite et sans faille… il a déjà ce regard noir et dur des toreros classiques, un regard qui fixe au delà du simple temps présent et de la passe juste après…. Loin, très loin…

Comme Clemente, il a cette volonté inflexible de s’affirmer et d’affirmer son style pour que ce soit beau… toujours et pour toujours mais sans illusion…

Il est persuadé qu’il faut être différent mais en respectant les canons de ceux qui les ont précédés… parce qu’ils pensent que l’art tauromachique est aussi le lieu pour exprimer et épanouir sa différence… « Créer de l’art certes éphémère mais durablement… » a dit Clemente… c’est tout… tout est dit….

Deux anges donc…

Et dans cette rencontre, deux autres toreros qui ne le sont plus, eux des anges, mais qui ont su garder un peu de cette part d' enfance qui permet de tout oser, de tout croire et d’espérer encore… En revanche les  deux  ont fait l’économie de cette vie d’équilibriste, avec en permanence le risque comme viatique, et l’envie de gloire comme récompense…

sans rien rien abandonner de leur rêve de toro… au contraire et sans cesse sur le métier...ils y sont même revenus…

Grégoire Taulère, certains le croient comédien, et réalisateur, d’autres pensent qu’il travaille dans une grande compagnie d’aviation, lui naviguant entre rêves d’Espagne et amitiés taurines. En fait, secrètement, il est et il reste torero, avec cette élégance et cette grâce souriante définitivement ancrée au fond de son âme taurine…

Et puis Luisito, Ludo pour les intimes, lui, c’est différent, une autre histoire. Il a voulu pour décrocher, partir vivre en Afrique. Il en est revenu, cultive des carottes et entre deux fanes s’occupent à nouveau de toros, parle très fort, sourit sans compter, éclate d’un rire communicatif et réjouissant, manie la dialectique avec ferveur et enthousiasme, fait preuve de bon sens et d’une tranquille roublardise très sympathique…

Et ce qu’ils ont en commun ces deux là c’est une belle sincérité et une grande générosité… celle du cœur, qui permet de partager et de donner sans compter…

Alors on prend et on en redemande…

Merci donc à nos maestros, jeunes et plus expérimentés ! on vous suit et si j’osais, je vous dirais que nous sommes maintenant un peu comme des anges gardiens…

Et merci à Zocato d’’être là, toujours aussi enthousiaste, et de savoir sans complaisance, avec bienveillance et intelligence, transmettre son savoir pour que nous partagions tous ces désirs, ces envies et au bout du compte de tous les comptes faire en sorte que nos vies soientt plus belles !

Merci messieurs et Suerte…

nous comptons sur vous, vous pouvez compter sur nous.

 

Prochaine soirée Le 29 avril avec Vic et sa bande .

 

NB : je sais j’ai été un peu long, j’ai entendu les avis, tant pis, pas su trouver l’économie du style… osé quelques passes acrobatiques et autres ruptures de rythme, été plus Sébastien lorsqu'il ne sait pas en finir que Diego quand il ose l'essentiel...mais j'aime les deux,

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Published by Emma Falubert
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