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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:25
A QUOI SERT VIC ? la suite...

Partir à Vic ? Pas facile… faut le savoir… Mais quand faut y aller, faut y aller…

Pentecôte à Vic 2015... et voir à quoi sert Vic !

1

Jamais à un paradoxe près : quand la tauromachie pourrait faire l'éloge de la lenteur, de la pondération et du bon rythme - on appelle cela le temple - pour les aficionados parisiens, c est autre chose ! Tout le contraire même ! Cela commence invariablement par une agitation incontrôlée, suivie d’une course trépidante, inévitable presque toujours. On peut même y friser l’hystérie, inhérente à toutes nos névroses d’urbains stressés. Courir, donc et à tout allure, parce que tu ne sais pas pourquoi mais quoi qu’il arrive tu es en retard, toujours… et ce n’est jamais de ta faute, ce serait trop facile… peu importe… escaliers, ascenseurs, code à la ramasse, valises trop lourdes, portes qui claquent, escaliers encore, couloirs qui n en finissent pas, oubli d’un chargeur, d’une petite laine, retourner, rechercher, recourir encore plus vite… et tu n’es pas seul sur le chemin… On dirait même qu’ils se sont donnés le mot ! il y a tous les autres, tous ceux qui vont bosser, en voiture, en métro, à pied peu importe, ils sont 12 millions de terriens qui encombrent les trottoirs, les carrefours et les tourniquets. Trop nombreux, c’est indéniable, et ils ne sont là que pour te retarder ! les salauds ! LA mauvaise foi qui s’en mêle… à cause de tous ces trainards, la tauromachie se vit et s aborde dans l’urgence et la panique !

Mine de rien, faut y aller, là bas, si loin, dans ce quelque part, quasi invisible vu de la protectrice et prétentieuse capitale. Planqué derrière des appellations plus ou moins contrôlées comme Armagnac, fois gras, et autres cochonnailles de canard ( ah ces parisiens, ils ne comprennent rien et ils mélangent tout), chargés comme des baudets, anoraks, bonnets et autres écharpes ( il pourrait neiger), chapeau melon ( non ! pour moi c’est Casquette et à l’envers, s’il vous plait, sauf quand il pleut ou que le soleil tape trop fort… je dis ça pour l’humoriste du cru qui avec le comique de répétition un peu lourd qui le caractérise n’ a eu de cesse de faire référence à un vélo… tout juste s’il ne me criait pas « vazy Bobet !... interpellation très peu taurine et passée de mode me semble-t-il auprès des moins de 60 ans ) fracs et robes longues, pour les soirées mondaines, on ne sait jamais. Ces « contrées retirées » ne sont peut être pas mondaines comme à Nîmes mais ils pourraient nous surprendre, les locaux...

Bref, à l'arrivée à la gare, on a perdu de la superbe, en sueur et tout en vrac, et pour finir il faut courir encore les 327 mètres qui nous séparent du bon quai, du bon train, du bon wagon, et ce en moins de 2 min 30 avec 14 valises, archi lourdes, le studio photo ambulant de la photographe, et surtout ses 17 tenues pour toutes circonstances.

Enfin le paysage peut défiler. Tout va bien, le train roule en TGV, et moi, retirée du monde, entre le Stabat Mater de Dvorak et le frappé (on devrait dire le doigté mais…) d’un Gould, deuxième mouture, je me demande en rêvassant s’il y a autant de différences entre deux toreros qu’entre Bach et Dvorak, et je m’endors.

2

Première soirée, Vic est tranquillement sur son qui-vive et tous les Vicois qui nous accueillent sont chauds bouillants et aux aguets. On sent tout de suite la tension mais elle est joyeuse, sereine et arrosée (j’aurais pu écrire rafraichie, mais ici à part dans le Ricard, on boit très peu d’eau, me semble t il) . La Pentecôte à Vic, c est aussi la fête où tout le monde a sa place, son rôle, sa responsabilité. Peu importe l’âge : tout le monde a l’âge de cette feria qui n’en a pas, tant elle est intemporelle. Plus ou moins jeunes et jamais tout à fait vieux, chacun contribuera à rendre cette fête tout à fait singulière ! En fait, la fête à Vic, elle est inédite et surprenante parce qu’elle se doit d’être à la hauteur des toros et de l’idée que s’en font les Vicois : un toro essentiel, fondamental, abrupt, sans concession et immortel ! Oui, ici les toros sont immortels, sans doute parce que personne ne veut faire date ni devenir plus beau, plus riche ou plus célèbre, grâce à lui… Ici le toro est immortel parce qu’il est le patron de tout… naturellement et en beauté.

Le seul animal qui n’a pas peur de l’homme, jamais, est là en majesté, bichonné, choyé, objet de toutes les attentions, de toutes les intentions. On le visite en silence, on l’observe sans rien dire - ne pas déranger- excusez du peu. Le roi des animaux s’en fiche, il attend son heure, patiemment en ruminant, herbivore qu’il est. Il a le temps pour lui, depuis le temps, descendu des parois de nos grottes de Lascaux ou de Chauvet, il s’est posé les sabots dans l’eau des marais du sud de l’Europe, et probablement de bien plus loin, encore… exhumé de cette nuit des temps qui dure bien au delà de nos rêves les plus anciens.

Alors une première soirée pour écouter les légendes, les petites et les grandes, les histoires rigolotes, les pas polies, les moins jolies, les pathétiques, les arrangées, les vraies et les plus ou moins fausses, histoires et légendes de toros, celles aussi des hommes et des femmes qui ont fait et font toujours Vic, et les sagas de ces héros qui affrontent les fauves, pour l’heure tapies aux corrals.

On finira par s’endormir dans la fureur des musiques si loin de Dvorak et de Jean Sebastien.

3

Premier matin, Réveil en fanfare, drôle de fanfare à coups de marteaux : Vic se barricade, ça va chauffer ! Planquez vos miches, le Gers et ses environs c est du lourd et à vouloir tant rigoler, ça pourrait ne plus rigoler du tout, on verra bien. Les commerçants protègent leurs vitrines avec de grandes plaques de Tripli et d isorel. Et devant s’installent les marchands de pommes d’amour, de churros et de pizzas. Comme partout, me direz vous, oui ! mais là on appelle cela le Bronx… A Paris beaucoup de parisiens ne sont jamais montés à la Tour Eiffel, ici la plupart des vrais Vicois, ceux d’hier soir, ne s y risquent plus. Ils seront plus de 30 000 pendant les 3 jours à arpenter la rue Principale sans voir les toros. Mais leur fête à eux aussi sera belle, on le sait, les dérapages d’hier sont du passé. Il n y a guère que les anti-taurins à penser pouvoir faire capoter la fête. On sait qu’ils viendront mais pas de panique, on les attend de pied ferme ( en fait, ils seront 50 (la capacité d’un bus) à brailler leur haine sur un rond point déserté et gardé par les gendarmes mobiles et vigilants venus en renfort. )

Là haut près des arènes Les habitués arrivent tranquillement On retrouve des amis qui arrivent de partout - la différence avec ailleurs, c est qu’ici on ne vient pas pour se montrer mais bien pour revenir à nos moutons, enfin à nos toros, qui pour l’heure ont la couleur de l’essentiel et un terrible gout de vérité… Voir et vibrer... sans s’occuper d’autre chose. L’impression très vite d’être chez soi, parce que l’accueil est sincère et chaleureux, le contact facile et spontané. Très vite on a le sentiment très fort plus que d être Vicois comme la veille, de faire partie de la famille et pour toujours.

La grosse différence de cette région on ne peut plus rurale - une belle ruralité revendiquée, défendue et authentiquement raffinée - avec des mondanités avinées d autres places taurines ( en même temps question avination ou avinage choisissez votre néologisme, les gersois ne sont pas en reste, il faut bien le dire), c est qu’ici on vous aime, non pour ce que vous voudriez faire paraître mais pour ce que vous êtes vraiment. C’est énorme et rassurant.

L’ambiance monte, sans être spectaculaire ou fondamentalement différente, elle est très particulière parce qu’Il y a ici quelque chose de mystérieusement joyeux et léger dans l’air, et en même temps, une belle et simple gravité. L’imprécise impression très vague que cette gravité est presque rassurante parce que née du « poids » de cette proximité, de cette convivialité qui règne autour de la vérité des toros, de l'authenticité et du bon sens de tous rassemblés.

On dit que toréer c’est tromper sans mentir… ici, ce n’est pas tout à fait vrai… personne ne trompe personne, et on ne va pas se mentir… ( par exemple, ici pas d’affichage du poids des toros… ce serait tromper son monde,) il n’en est pas question. On est tous là pour les toros et on attend.

4

La première corrida n’aura lieu qu’à 18 heures, je déambule sous les gradins, sans rien attendre que les toros. Je repense à Gould et à Bach. Si ce pianiste de génie, cet interprète unique a permis de revisiter la musique de Bach et d’en souligner l’intensité et l’acuité fondamentale, de mettre en évidence la construction savante et profonde, mais au fond si claire, de ces thèmes dont le XIX eme siecle n’avait pas su saisir l’importance, je me dis que le rôle des artistes qui sont là est aussi de tenter de nous « dire le mystère… » : Chacun dans sa manière, avec son style, ses angoisses, ses visions, comme Gould avec Bach, doit révéler - et relever- ce que les toros pourraient bien nous chuchoter de notre humanité.

Loren d’abord. Il revisite un mythe… parce que si les toros nous fascinent c’est qu’ils font parti de l’histoire et de l’imaginaire des hommes. Ce mythe fondateur, celui du Minotaure, mi homme, mi toro, nous ramène à notre sauvagerie première et à notre animalité atavique. Paradoxalement, Il dit aussi notre besoin et notre désir de beauté – la beauté du monde- le Minotaure avant que Thésée ne lui règle son compte, ne « consommait » que de jolies femmes-. Le monstre et les labyrinthes de Loren nous ramènent sans forcer à la nécessité que nous avons de nous élever… Icare n’est jamais très loin dans cette embrouille : il y plane toujours, comme une métaphore… ou mieux au contraire, comme un gout de réel réel en forme de cornes assassines. La chute d’Icare prise comme une rémanence concrète de ce réel qui finit par nous tuer. En attendant l’abîme, nous survivons comme Icare en plein vol, en oscillant tant bien que mal, entre le bien et le mal, le beau et la laideur, entre deux ciels, entre ciel et mer, entre rêves et réalités, entre contrainte et liberté… et tous ces contraires qui nous habitent et nous constituent… L’Icare n’en finit pas de tomber, de s’envoler aussi, de s’échapper… Et par là, comme les toros, il est immortel, parce que toujours au cœur de nos images et de nos imaginaires…

À l’opposé de cette vision du mythe, il y a le regard bienveillant, et très apaisant de Catherine Dhomps, naïf en apparence mais pas tant que ça. De son côté, elle nous dit notre naïveté certes, et une certaine candeur imbécile parfois, mais aussi nos enthousiasmes faciles, nos regards un peu crétins parce que trop sérieux et donc ridicules… elle dit que nous ne sommes pas toujours très beaux, ni très belles, parce qu’avant tout nous sommes tous un peu idiot et très drôles, au sens de marrants mais aussi de drolatiques, de bizarres… il faut le savoir et l’accepter. Comment ne pas se retrouver dans ces personnages qui attendent… dans cette foule tendue, sérieuse, inquiète, colorée et pathétiquement minuscule… Elle a l’humeur doucement joyeuse cette artiste. Pour elle la vie semble être un grand cirque, une grande arène, toujours ! J’aime ces bonhommies joyeuses qui s’y côtoient sous son regard amical mais acerbe qui sait nous dire notre besoin d’être ensemble… disant aussi que la tauromachie est une fête, un moment de partage et à Vic on sait ce que cela veut dire.

Plus loin, les sculptures de Vincent Dubertrand font aussi dans la drôlerie émouvante, soulignant l’étrangeté de ces fauves qui nous envoutent : dans une géométrie d’équilibriste, il accommode les restes, comme on dit en cuisine, pour concocter des assemblages de briques et de broques…. Et puis soudain au détour d’un plot surgit le toro de Vic ! Non plus dans sa grandeur et sa noblesse mais dans sa dureté, celle d’une pierre de lapidation, avec ce qu’elle a de simplement mortelle… surgit alors comme une évidence le réel sans fard et sans concession ! avec sa violence, puissance dévastatrice, et sa créativité, brutale de simplicité.

Plus tard et plus loin, je verrai les œuvres de Campistron. Elles disent de leur coté la misérable beauté d’un monde en ruine… Après… après que la vie et ses restes aient encore dessiné quelque chose d’autre. Il raconte la laisse, en forme de débris abandonnée sur des plages impossibles et verticales… Les décombres de nos frusques et de nos frasques pour tenter de redonner une forme à la vie…

Alors du Mythe, à la drôlerie, en passant par la violence et les ruines qui nous guettent, j’entends un peu à l’écart, dans des photos de Prisca B., le souffle rauque de cette musique du flamenco qui enflamme, creuse et embrase…

Je sors de cette errance heureuse, moins conne et tout à fait prête pour entrer dans l’arène parce qu’arrive l’heure des toros.

5

J’ai tort, on l’aura compris, ici c’est toujours l’heure des toros. Ils sont là au cœur de la ville, au cœur de la vie. il faut accepter cet endroit tel qu’il est, sans chercher autre chose que la vérité brute des toros. Pas d apparat, pas de chiqué, pas de paillettes, des coups de cornes assassins et des héros ! ces types qui veulent en découdre, des héros ordinaires et sublimes, pathétiques et généreux.

Tout autour du Ruedo, Les alvéoles sont pleines de cette bonhommie, de cette jovialité, mine de rien attentive, et comme dans les gradins, on saura toujours y saluer le beau geste.

La tauromachie a ses rituels ( sans être tout à fait des rites ). Ce sont des rituels profanes, pas forcément dénués de spiritualité, mais tout à fait à l’opposé de ce qui pourrait être quelque chose de sacré. Des rituels, peut-être pour sublimer notre approche triviale du réel, mais il ne sera jamais question ni de le déformer, ni de le masquer et encore moins d’inventer, comme dans le sacré, une transcendance liée à une soi disant présence sinon divine tout du moins supérieure… non, ici le réel a la force d’une charge de l’animal, la couleur des clarines et des chorus des Armagnacs, et le gout d’un Tariquet bu joyeusement dans les alvéoles… Ici, bien sur, pas question de chercher l’ostentatoire grâce de Morante, ni le mysticisme abrupt de Castella, l’expertise de Ponce ou le sex-appeal de Manzanares. Ici, personne n’accepte les diktats de ces grands prêtres d'une grand-messe devenue spectacle, ( d’où, sans doute, la confusion avec cette notion de sacré évoquée un soir…) consacrée au Dieu euros et à l’auto promotion des icône sacrées qu'ils sont tous devenus.

Ici dans ce ruedo, face aux toros de Vic, il n’y a donc que de grands protagonistes à part entière de la lidia, tous méritants et respectés. Ils sont là pour mettre en valeur cette incongruité qu’est le toro, nous dire comme Bach et Gould et les artistes évoqués plus haut, notre humanité, celle de tous les paradoxes qui nous constituent en s’entrechoquant… désir de paradis et besoin d’enfer, souffle si léger de l’âme et boursouflures encombrantes de nos corps empesés, hasard et nécessité, rêve et réalité, Liberté et contrainte… etc…

Le toro de Vic ne mourra jamais, tant qu’il portera sans les nommer, nos angoisses, nos questions sans réponse, nos doutes et quelques certitudes tout de même…

Tant qu’il nous nous permettra de vivre mieux, de vivre plus fort…

6

Dernier jour, dernière nuit, dernier souffle, dernier aube… parce qu’après rien ne sera plus comme avant…

La tauromachie est cultureS ; alors pour finir, parce qu’il faut finir, puisse notre humanité, pour l’heure un peu taurine, mais pourquoi pas tout entière, s’élever encore un peu à l’écoute des textes de Manciet dit par Patrice Bornand et Emma Milan, accompagnés du saxophone sublime de Padovani, du souple et gigantissime Tuba du jeune Joris Plantat… et de la belle harmonie des Armagnacs d’Eauze… Des mots difficiles et de belles envolées, belles parce qu’insondables et toujours énigmatiques… et comme les toros, inépuisables ! Cet hermétisme apparent dit que s’il n’y avait qu’un seul sens à la vie, elle n’aurait plus autant d’intérêt… des mots sur la mort, toujours injuste, cruelle… pour dire l’amour de la vie, des mots sur les toros pour dire définitivement que la vie est belle… n’est ce pas là une des vérités que nous voudrions partager dans l’excès de l’excitation que provoque pour toujours Vic ?

Pour finir et finir encore, parce qu’il s’agit sans doute de ne pas cesser de finir… Une fin sans fin… (c’est pour ça que je suis toujours un peu longue… sans cesser…) Rien de tout ce qui est écrit n’aurait de valeur, ni de sens, s’il n’y avait pas les hommes et les femmes qui y croient… et agissent… alors Merci à tous les Garzelli, les Dédé, les Jean Claude, les Zocato, les Laurent, les artistes, les Centaures piliers de Vic, les Ricard, les Guillaume, les Carbuccia, les Dominique, les Bonijol, Alain, Aurélia et leur bande, Les Kako, les Marie, les Jeanne, les Helene, les Eugénie, les Denise, les Marie Catherine, tous les amies et amis du Newton… Toutes celles et tous ceux, bruyants, brillants ou plus discrets, qui par leur enthousiasme contagieux, leur philosophie sans forfanterie et leur générosité souriante, éclairent ma passion et m’accompagnent dans les Ruedos sans barguigner.. Ils sont tous là sans cesse pour qu’on puisse se dire qu’on s’aime, que je les aime et qu’au fond c’est bien là l’essentiel…

Emma Falubert de retour de Vic … mais prête à y retourner, on l’aura compris.

Photos Eugénie Martinez ©

sur des plages impossibles et verticales…

cette foule tendue, sérieuse, inquiète, colorée et pathétiquement minuscule…

Le Minotaure, notre besoin et notre désir de beauté – la beauté du monde-

une pierre de lapidation, avec ce qu’elle a de simplement mortelle…

A QUOI SERT VIC ? la suite...A QUOI SERT VIC ? la suite...
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Published by Emma Falubert
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commentaires

Marie-Catherine 29/05/2015 18:06

Bravo Emma. Tu as parfaitement cerné l'incernable, et dis l'indicible, le pourquoi on y va, on y retourne, jusqu'à plus soif, jusqu'à avoir son azulejo, immortalisant d'augustes fesses post mortem.
Bravo Eugénie. Ta photo de Marcel est magnifique.