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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 11:07
« Et après moi le déluge ! » Qui aurait pu dire ça hier et déclencher cette journée pieds dans l’eau et nous priver des deux courses de la journée ? Un demi-mondain, un peu crétin ? un crétin vraiment mondain? Un Parisien qu’est encore loin ? Un Arlésien qui n’y est plus ? un prétentieux sans ambition ? un ambitieux pas loin d’être con ? un aigri qui a tout vu ? un ignare qui a tout su ? un coincé qui a trop bu ? un nostalgique qui n’y va plus ? un péremptoire sans poésie ? un « je sais tout » qui ne sait rien ? un « j’en sais rien » mais je le dis bien ? un « je ne dis rien », mais « j’me comprends » ? un enthousiaste sans lendemain ? un abattu qui croit encore ? Aucun de ces poseurs à posture, évidemment, ni de ces importants sans importance, aucun de ceux-là bien sûr.  Et pourtant ils sont tous là, un peu partout, ces bavards impénitents, ces savants ignorants et qui de donner son avis sur la décision à prendre, qui de rappeler que ce serait  sous des pluies d’apocalypse que se feraient les plus beaux triomphes, qui de se souvenir que les arènes de Nîmes furent, pour un temps, couvertes, et chacun de donner son avis sur le temps qu’il fait, qu’il a fait ou qu’il va faire, les toros qui ne vont pas, les toreros qui ne savent plus, les cartels mal foutus ou les piques qui n’en sont plus… ah les piques !
Ça ne fait rien, il pleut et il pleut encore… Et personne n’y peut rien.
Alors en s’éloignant de ces vacarmes humides, finalement plus encombrants que conséquents, on peut se prendre le temps d’une vraie page d’un beau silence ( quelque chose qui aurait à voir  la solitude sonore du torero peut être ? ) pour lire ou relire entre les lignes les voix modestes ou ambitieuses, facétieuses ou ironiques, cinglantes, jamais méchantes, poétiques ou grandiloquentes parfois, toujours engagées, des fois injustes ou le plus souvent généreuses des Jacques Durand, des Zocato, des Viard, de Ripoll et autre Marmande… Ces passionnés qui chacun à son niveau, avec son ton, sa musique et  ses convictions, nous racontent des histoires et affirment tranquillement qu’ils ne sauront jamais tout, que tout est encore possible et que le principal, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse beau, est évidemment d’aimer sans limite, ces fous qui se risquent la vie pour nous apprendre à vivre…
En attendant un jour ou l’autre, il fera beau.

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Published by Emma Falubert
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