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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 22:45


On connaît la passion et la fascination d’Orson Wells pour la tauromachie. iI est assez banal de mentionner que de nombreux acteurs d’hier et d’aujourd’hui ont perçu le pont, entre leur métier et celui de torero. lI est toutefois plus étonnant de noter que ce parallèle n’est pas simplement construit sur cette appréhension du risque qu’ils auraient en commun.  Parce que de façon plus inattendue et plus inédite, on pourrait faire le rapprochement en évoquant le problème de la voix, par exemple. On a, d'ailleurs  pu entendre, à ce sujet, quelques fois, un grand acteur français, réalisateur à succès, (très discret, il ne s’attarde jamais dans le calejon), évoquer l’importance du placement... Pas la position, mais le placement de cette voix, si important face au toro, avec son timbre, son ton… L’intention… La mélodie même,   en clair l’expression de l’autorité, ou de la séduction, lorsqu’il faut citer le toro… Pour plus tard le dominer.
Par ailleurs, on sait moins que James Dean aimait la corrida et s’échappait pour aller toréer au Mexique entre deux séquences de "la Fureur de vivre".
On sait encore moins qu’il semblerait que Stanley Kubrick n’ait pas été insensible « au drame qui se joue dans le ruedo ». Dans Lolita, on trouve, en effet, deux évocations très claires du drame taurin. Au départ, lorsque Humbert visite la pension où il va vivre, il y a dans l’escalier cette photo parfaitement intégrée à la décoration du pavillon de la veuve et de sa fille. Un peu plus tard, lorsque notre héros, reçoit la confession amoureuse de la mère de Lolita, et qu’il la parcourt, en riant, assis sur le lit de la nymphette, on peut apercevoir une autre vue des arènes... Cette photo de corrida , planquée entre un oreiller et un placide ours en peluche, (autre symbole fort et paradoxale) ne manque pas d’ironie… De la part d’un cinéaste aussi précis, maniaque et perfectionniste que Kubrick, on sait que ça ne peut pas être  l’effet du hasard… Et que la combinaison des éléments doit avoir un sens… Par ailleurs, il serait intéressant d'identifier ces images... sans doute ne corrida mexicaine ?
D’ailleurs, de là à considérer l’esthétique de ce film, son rythme et sa construction comme une métaphore des temps et des mouvements qui construisent la corrida…Il n y a qu’un pas… que nous nous empressons de franchir…
On voit bien,  au regard de cette digression, entre honnête mauvaise foi, malhonnête curiosité intellectuelle et poésie libre et gratuite,   qu’Il va être intéressant et sans doute utile et enrichissant, de débusquer dans d’autres films ou autres romans, ces sortes de clés cachées, vraies ou fausses, volontaires ou hasardeuses, métaphoriques ou concrètes…
Du même Stanley Kubrick on peut envisager le film « Full metal Jacket » en trois Tercio… Avec le triomphe de l’homme à la fin dans son combat sur la sauvagerie et la mort…
Et puis que nous évoquions le mythique james Dean, on peut ajouter que Le chef d’œuvre de Nicolas Ray  « La fureur de vivre » a évidemment à voir avec cette question.
et l’on devine bien sûr que nombre de drames Shakespeariens sont concernés et que les plus belles histoires d’amour pourront être examinés à l’aune de cette vision taurine. Le débat est ouvert.



Kubrick et les toros... 3 mises a mort...

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Published by Emma Falubert
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