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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 15:46
Certains toreros peuvent être touchés par la grâce, cet état où tout devient possible et léger, où plus rien ne pèse, aucune contingence, aucun défaut ou autre manque, où, au delà la maîtrise technique, peut se dessiner l’indicible, et faire basculer le mystère taurin du coté du grand art… Ce ne fut certes pas le cas pour Mondeno le 25 juillet 1964. Pourtant, à l’occasion des fêtes de la Madeleine, (Madeleine, cette sainte femme à qui l’on prête sans doute beaucoup plus que ce qu’elle aurait bien voulu rendre) on peut penser que le torero fut touché par une autre grâce : celle qui prétend être un viatique vers des voix ... du Seigneur, du coup, de moins en moins impénétrables. En effet, quelques semaines après être passé (en se signant ?) sous la statue de Madeleine de Plumaçon, ce torero, dont Jean Cau disait qu’il semblait toréer le bras collé le long du corps tant il n’allongeait pas suffisamment, se retira non seulement des arènes mais aussi de la vie civile, dans un couvent de moines dominicains. Le 30 aout 1964, le torero troquait l’habit de lumière pour la bure monastique devenant un cas unique d’un torero qui ne trouvant pas totalement sa voie dans la lumière de l’arène, tente de se ressourcer à l’ombre silencieuse des voix dominicaines.
Les voies (?!) du Seigneur sont décidément impénétrables !

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Published by Emma Falubert
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