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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 12:14























MartinRitt, cinéaste injustement placé au placard des  encyclopédistes cinéphiles et autres historiens du cinéma, ringardisé par les bien pensants du 7eme art, a tout de même commis quelques, sinon chef d’œuvres, au moins monuments. Ces monuments qui sont des monuments à la fois parce qu’ils jalonnent comme des repères autant l’Histoire du cinéma que nos propres histoires… (on se souviendra pour toujours de la première fois que l’on a vu « Sous le plus grand chapiteau du monde », « BenHur », « Fort Alamo », « Le Grand Bleu » ou autre « Dents de la mer ») et parce qu’on est content de les retrouver le dimanche soir à la télé avant de reprendre la semaine. Pour revenir à notre Martin, il a construit sa carrière entre super productions, avec des figuras comme Sophia Loren, yull Brynner, Orson Wells et Paul Newman, et de petites séries B, vite faites et plutôt bien faites, dans l’air du temps de son époque, ce qui lui valut d’ailleurs d’être blacklisté encore une fois par d’autres sinistres bien pensants à courte vue. En 1956, il a commis, un film au titre prometteur et poétique  de « Edge of the city »… (que pour des raisons étranges les distributeurs français ont rebaptisé « l’homme qui tua la peur ») . Ce film est une belle histoire de lutte syndicale et antiraciste, assez naïve, voire simpliste, mais une vraie et généreuse histoire de lutte et  de combat, de sacrifice, et de rédemption… ce qui nous intéresse là c’est que, assez élégamment et naturellement, à deux moments clés du film les deux héros Cassavetes et Sydney Poitier, se retrouvent sans qu’il n’y ait pas ailleurs aucune référence à la tauromachie,  devant une affiche de corrida de la feria de Valence 1946 ! Cette affiche fait partie des meubles et du décor, sans doute parce qu’à cette époque, la corrida symbolisait encore pour tout le monde, plus qu’aujourd’hui, les vertus du combat et de la lutte, avec cette maîtrise nécessaire et la domination finale sur l’objet du conflit. A méditer.

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Published by Emma Falubert
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commentaires

vertigo 07/11/2009 07:28


bien vu Emma !