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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 22:00

Le Ruedo parisien a été créé pour permettre à tous de se retrouver autour d’un verre dans les périodes de disettes taurines. L’objectif est de se stimuler le gosier et de se rafraichir les idées. Les idées nous n’en manquons pas mais l’important est de pouvoir échanger, partager, discuter lorsque les toros s’absentent et les Ruedos se désertent. Mais les temps changent et n’en déplaisent aux esprits chagrins prétendument défenseurs d’une certaine tradition et coincés dans leurs prérogatives sans perspective, c’était sans compter avec l’internet, les réseaux sociaux et le développement des vols Lowcost. Le monde est en effet devenu un terrain de jeux où l’information et les hommes circulent de façon quasi instantanée dans une espèce de transparence qui change tout et dont on ne mesure pas encore l’ampleur des conséquences. Notre Ruedo parisien n’échappe pas à la règle et il s’est donc ouvert et élargi… De Paris à Séville en passant par Châteaurenard, les Saintes, Madrid, Méjanes, Pampelune ou Malaga, les membres du Ruedo se baladent et vous attendent partout où il y a la fête, du Ricard et des toros… Dans cette perspective, on sait déjà que l’été sera chaud, très beau et à la mesure de nos enthousiasmes aux uns et aux autres… Après avoir été aux Saintes pour Léa Vicens, avec sans doute un très beau projet sur la nouvelle star avec Jacques Durand, Freddy Porte et notre Martinez, Le Ruedo était donc en force à Méjanes pour cette extraordinaire fête, disons le, familiale au bon sens du terme. Bien sur il s’agit d’une très grande famille, très spéciale, sinon explosée, tout du moins recomposée, ici et maintenant par la magie que provoque le beau désir d’être ensemble. Allez savoir pourquoi ça marche ? Un des grands mystères de la vie, personne ne sait mais ça marche sans ostentation, beaucoup de sincérité et une grande simplicité. Il y a évidemment comme dans toutes les familles, le noyau dur, celui sur qui on peut compter, là, depuis toujours ou presque, celui qui veille au grain… et là ils furent vigilants parce que de grain il n’y eut point. Ceux là vous accueillent avec une belle bonne humeur et une efficace fermeté souriante… Alors on doit un grand merci à Michèle Ricard toujours très classe entourée de ses Mireille, enfants et petits enfants provençaux jusqu’au bout de la coiffe et à Xavier qui change de chemise comme Mendoza change de cheval, fonction du moment… la classe… une Souleiado du meilleur effet pour le Calejon et une autre, façon Lustucru très appropriée pour le dîner. Encore bravo, vraiment. On y trouve ensuite tous les petits cousins et le grand oncle Dominique, avec toutes les équipes de la com, en force, disponibles et amicales, toujours sur le « qui vive ». Il y a tous les autres de la famille ou pas, du sérail ou non, éloignés ou pas, proches amis en droite ligne ou par alliance, peu importe, tous sont là, revenus pour la circonstance, pas question de manquer la fête, amateurs de chevaux ou non, amateurs de corrida ou pas encore, autour du chef, discret, disponible, souriant, avec tous les amis autour de lui, venus en force. Beaucoup sont là depuis 24 heures. Ils viennent parce que cette drôle de famille est attachante… mais aussi parce qu’ils savent qu’ils vont rencontrer l’idole, la star des stars, du Rejon, qui dans ce haut-lieu camarguais se prête aux jeux, à tous les jeux. Et c’est réjouissant de les voir tous profiter et s’émerveiller de tant de proximité et de simplicité. On y a même vu un amateur de chasse à courre y perdre le latin de sa meute et sans doute y gagner son rond de serviette à vie, ici à Méjanes, depuis cette soirée, où il a pu discuter avec le grand Mendoza. ( l’ambiance est si bonne que le grand Mendoza qui ne gagnera pas le Rejon cette année, le laissant à son cadet… semblait aussi heureux pour son confrère que si lui même l’avait eu) Comme dans toutes les familles, il y a aussi les petits canards noirs, « les divorcés », ceux qui ne vont jamais au rejon, parce que… parce que… le toro ceci ou cela… mais là, paradoxalement, ils y sont venus, sans râler, sans critiquer, ni minimiser. Au contraire, ils sont éblouis, enchantés par cette ambiance, et partagent avec les toreros et les chevaux la même passion, la belle énergie et l’Arte, ce désir de grâce et de classe qui se cherche et se partage ici et ailleurs, sans concession. Alors, aussi diverse et variée qu’elle soit, on peut dire que cette famille en est aussi belle ! On peut dire aussi qu’une année sans cette famille et sans le rejon, sans l’apéro de Mejanes, sans l’excellent buffet, sans les belles rencontres informelles et chaleureuses, serait une drôle d’année, une année tronquée… et il fallait aussi être à Méjanes parce que Méjanes est une fête comme nulle part ailleurs et qu’on y côtoie le Diable en grande forme et son réjouissant Opus édité à l’occasion des 10 ans du Prix Hemingway… 8 auteurs en liberté (parce que l’un d’entre eux a eu la bonne idée de le gagner deux fois ce P.. de prix) donc 8 auteurs qui inventent leur liberté dans un carcan… thème imposé et un mot pour en finir… Pas facile, futile, inutile mais de cette inutilité là émergent des perles jubilatoires qui laissent pour en finir une belle empreinte… Une belle idée, un joli coup événementiel pour un focus sur la richesse du PH et ses auteurs. Faudra-t-il renouveler pour le prix 2015 ? Pas sur que l’exercice et ses contraintes permettent de révèler tous les talents de tous les artistes… un peu comme si on demandait à un torero de poser les banderilles al violin, d’enquiller 10 naturelles de suite ou de ne toréer au contraire que de la main droite… Ce que l’on aime dans la lecture des recueils du prix Hemingway, c’est la grande diversité qui se construit autour de deux contraintes naturelles et logique : la durée et le sujet… à voir, donc… en tout cas, on en parlera avec l’amant de Morgan et la maitresse de Charles dès que possible. Le Ruedo se bouge et il fallait de l’énergie et de l’aficion pour continuer et le lendemain aller à Chateaurenard, retrouver 3 toreros amis du Ruedo. Juan Bautista , qui nous a promis sa visite à l’automne et que nous avions vu très grand à Éauze ; Roman Perez qu’en d’autres temps, certains membres du Ruedo ont accompagné ; et bien sur Michelito que nous avons décidé de suivre le plus possible parce qu’il est à part, qu’il est déjà grand par le talent, qu’il est naturellement torero , (d’ailleurs comment peut-on dire qu’il a peur ou qu’il recule… ? je me demande si certains aficionados pour exister ne s’inventent pas des avis de circonstances qu’ils voudraient singuliers… je ne sais pas, quelque fois cela m’inquiète…) et son père qui est aussi un personnage que l’on aime. Il nous semble que par les temps qui courent et se nivellent uniformes par le bas. Ils incarnent tous les deux, une belle folie créatrice hors norme, et hors des Ruedos battus et rebattus. Mais la pluie était au rendez-vous, on a donc rangé les costumes mexicains et nous nous sommes repliés sur Avignon, mais ça c’est une autre histoire… (non, cette fois je ne digresserais pas cette fois, bien que ça ne soit pas l’envie qui m’en manque). Nous ne serons pas le 5 aout, nous y serons de cœur, et qui sait un jour au Mexique… En attendant le Michelito a brillé et triomphé à Quissac, sans s’occuper des critiques, des racontars et des mauvaises langues. Il y aura ensuite Béziers, avec une grosse présence de l’équipe du Ruedo et de ses habitués. Ils s’y retrouvent depuis des années, comme plus tard à Dax où l’ami Zocato en tête, les membres du Ruedo du Sud ouest sauront faire la fête. Un peu plus tard, nous serons aussi avec Patrick Laugier à Madrid pour la présentation de ces novillos à Las Ventas le dernier week end d’Aout. Le 7 septembre nous serons nombreux à Madrid, avec Marc Serrano qui confirmera dans les arènes madrilènes, et que nous accompagnerons comme nous l’avons déjà fait à Vauvert, notamment en participant aux actions qui se mettent en place pour préparer cet événement important. Nous vous tiendrons au courant. En attendant pour retrouver des membres du Ruedo et partager les verres de l’amitié au cours de ces périples et de ces différents événements, envoyez nous un mail et nous vous communiquerons les coordonnées des membres du bureau avec lesquels vous pourrez vous retrouver. Sinon, rendez vous en Octobre, à Paris, avec de belles surprises.

Profitez bien,  bon vent et Bon été à tous.

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Published by Emma Falubert
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