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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 14:31

« La corrida, ça n’est pas du cinéma », c’est pour le mano a mano à venir, (le 15 juin),  en attendant la corrida, ça n’est pas non plus que de la littérature… mais tout de même !

Hors le surprenant dernier prix Hemingway, et tous les autres précédents, il y a encore d’excellentes (nouvelles) choses à lire à propos de tauromachie, de toros et de corrida.

La dernière "fournée" des "chroniques  taurines" de Zocato chez « Eaux fortes » est un modèle du genre. On trouve l’équivalent des recueils de chroniques de Jacques Durand, dans toutes les bonnes libraires… Et, puisque c’est d’actualité au Ruedo, on se replongera avec plaisirs dans les oeuvres taurines et musicales de Francis Marmande. De ces trois là, il n’y a définitivement rien à jeter et beaucoup à apprendre.

Et pendant que l’on peut malheureusement douter de la pérennité des corridas en Catalogne, juste une petite réflexion pour se dire que quoiqu’il arrive, personne ne pourra interdire que des images et des mots pour l’éternité perdurent dans l’imaginaire et la mémoire des aficionados. Personne ne pourra détruire le fait que des artistes d’hier et d’aujourd’hui entretiennent aussi le feu et l’âme de toutes ces images. Et qu’aucun crétin moralisateur, et autre facho, vert, rouge ou blanc ou même vert de gris, n’ont jamais pu interdire aucune littérature, qu’aucun autodafé, aucune pensée unique n’ont jamais pu anéantir le mouvement de la vie, même au nom d’une autre vie, soit disant meilleur, plus belle, ou simplement soi disant plus propre et plus politiquement correcte…

Dont acte !

« La lecture est ce qui restera lorsque tout aura disparu, parce que les mots sont plus forts que la vie, parce qu’ils demeurent en dernier, ne serait ce que sur nos pierres tombales ! »

ça c'est envoyé !

Donc quelques livres à lire en attendant  la pierre tombale ou de retourner aux arènes, de Barcelone ou d’ailleurs…

Podalydes, « La peur Matamore », un livre jubilatoire pour un aficionados qui ne saurait pas exprimer ce qu’il ressent, par pudeur, ou de peur d’être lourd et maladroit... lui, il dit cer que l'on pense, en mieux, en plus riche, et il est léger, sincère, drôle et émouvant. Un livre qui d’une certaine façon, par sa sincérité et son engagement rappelle dans une certaine mesure (même si le propos y est moins grâve et la charge émotive moins lourde) le très beau et essentiel «  Recouvre-le de lumière » de Alain Montcouquiol.

 Une curiosité amusante, une espèce de polar, où l’on croise le torero Mazzantini et la tragédienne Sarah Bernhardt, dans des arènes, et à lire surtout pour une nuit torride dans un hôtel de la Havane, pour une « corrida secrète du matador et de la diva ».  Amusant, se lit vite, sans laisser plus de trace ni d'adresse que ça... mais «  les anges jouent des maracas » est un beau voyage à CUba, du temps où l'on y toréait encore.

L’intérêt de ce livre est donc d’évoquer la figure de Mazzantini, torero du milieu de 19 eme siècle, d’origine italienne, ancien chef de gare, ténor à ses heures, figura politique et diplomate en vue,et milliardaire. I

il semble que son histoire reste d’ailleurs à écrire. Pour en savoir plus sur la figure du torero à lire sur le blog des deux arts... et en parler à Jacques Durand quand il viendra au Ruedo. 

Beaucoup plus lourd et en apparence, (ça n'est qu'une apparence) un peu pavé savant, pour aficionados érudits, mais au bout du compte, facile à lire parce que passionnant et extrêmement documenté « Terres de Taureaux » , les jeux taurins de l‘Europe à l’Amérique » de Jean Baptiste Maudet. Un panorama historique et un bilan à date des « jeux taurins » à travers le monde. Une source documentaire objective pour débats sérieux.

Autres Curiosités, américaines cette fois, dont on reparlera, « le making of de Toro » et « Tauromachie » deux  ouvrages, dont un des mérites, comme le livre de Podalydes, est de se retrouver au grand jour , sur les étals des libraires parisiens… qui doivent penser que la censure serait le pire des maux !

Par ailleurs, on en a déjà parlé ici, mais on le redit, et on peut le relire l’excellent Monolete de Anne Plantagenet. Dans  la même veine des biographies, on lira ou relira (c'est chic)  l’excellent livre de Manuel Chaves Nogales sur Belmonte. Auteur espagnol mort en 1944, grand bourlingueur dont ressort « Le Double Jeu de Juan Martinez », la vie d’un couple de danseurs de Flamenco, pris dans la tourmente de la Russie en train de se construire, dans les années 20. Un reportage singulier sur la confrontation de deux cultures, étrangères l’une à l’autre, des sensibilités exacerbées dans un monde sans pitié… à lire même si pour le coup, il n'y est pas question de tauromachie.

En vrac, on lira aussi le dernier opus (sans compter tous les autres, évidemment) de Terres  Taurines, beaux voyages aux racines d’une culture, pour toujours universelle, avec des détours du monde et des figuras de l’ombre.

On lira aussi, et régulièrement, l’excellent Planète Corrida qui propose toujours les meilleures signatures pour d’autres regards et d’autres rencontres. En s’abonnant, la revue envoie deux films DVD, ( dont Arènes sanglantes et Le film mythique de Braunberger. A vérifier en s’abonnant justement).

On fera donc régulièrement ici , un petit point sur les sorties de livres,. Faites nous part de vos lectures récentes… parce que décidemment la corrida est aussi littérature... et que ça on ne pourra jamais nous l'enlever !

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Published by Emma Falubert
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