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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 11:12

Certains se plaignent de ne pas pouvoir retrouver Le Ruedo assez souvent à Paris. Ils exagèrent ! Peut être parce que comme beaucoup d’aficionados, d’amateurs d’opéra, de supporters de l’OM ou du PSG, ils sont en toute bonne foi de très mauvaise foi : pendant tout l’hiver qui fut sur les pavés parisiens fort long,  le Ruedo a proposé plusieurs réunions un peu décalées, différentes. Nous les avions appelées « Les Apéritifs du Ruedo ». Nous avons eu l’occasion d’y faire venir des artistes, des écrivains et de partager de façon informelle et très conviviale le Ricard de l’amitié bien sur mais plus encore, leurs points de vues, leurs coups de gueule et autres coups de cœur… Les contempteurs de nos plannings et programmes taurins n’ont qu’à s’en prendre à eux mêmes et à leurs mauvaises habitudes, leurs réflexes ataviques et leurs (mauvaises) volontés de ne pas faire évoluer les choses… S’ils refusent de considérer qu’il est possible, voire indispensable, d’avoir des mots pour partager, comprendre et aimer, qu’ils préfèrent rester autistes et s’enfermer dans un mutisme joyeux ou grognon c’est leur droit et ils ne nous dérangent pas… Nous, ici nous pensons que les choses ne valent que par ce qu’on en dit ! Comme le disait je ne sais plus qui ? Peut-être ma grand mère ? Et qu’il est nécessaire de partager autour d’un verre les quelques mots écrits par un autre, ces mots qui tentent de dire la vérité, ou dessinent un regard un peu plus profond, plus juste, plus durable, que nos impressions de béotiens même éclairés, prises sur le vif et sous influence de l’instant. Dont acte, nous continuerons.

Parmi ces sympathiques rencontres, nous avions eu le plaisir de recevoir Wolff, Zumbiehl, Marmande, Zocato, entre autre, nous avions eu la visite impromptue de Michel Volle, un entretien avec Christian Gaillard, eu aussi le plaisir de trinquer avec Loren… Tant pis pour les absents, ils ont toujours tort, nous nous sommes retrouvés pratiquement tous les mois, depuis le début de l’année.

Mais cela ne nous a pas empêché d’être présent, très présent même à Arles (Non on ne dit pas en Arles… comme on ne dit pas en Arras, ou en Argentan) et que nous en sommes très fiers. D’abord parce que nous y avons pris beaucoup de plaisir, fait de nouvelles rencontres et participé activement à la fête.

Il y eut tout d’abord l’exposition « 100 traces » de Loren, dont les amis du Ruedo, sont parti prenantes… et pas seulement par amitié, aussi parce qu’ils partagent la vision de l’artiste pour qui la tauromachie est une exploration des limites, une conquête du territoire, une façon de vivre l’espace comme une  métaphore concrète, splendide et profonde, rehaussant notre pauvre dimension de terrien. Une exposition qui souligne à la fois le caractère sinon sacré mais sacrément ritualisé de la corrida et l’essence même de ce lieu, dédié aussi au sacrifice : une œuvre pleine, belle et vivante pour célébrer l’endroit du combat… combat contre nos chimères, nos peurs, nos démons et  combat de l’homme avec la bête… Plus prosaïquement mais tout aussi joliment, nous étions aussi présents à  la terrasse du café Van Gogh avec la prestation du Maestro Cortador Pedro Belmonte de Ronda qui permettait de déguster le meilleur jambon du monde… sous les yeux de Daisy et de Lazare et de toutes l’équipe magnifique et souriante qui les entoure… et nous accompagne et nous font rêver, si si …

Le Ruedo encore ou tous les membres ne faisaient pas la queue à l'espace VIP de la bodega Los Ayudantes parce qu’on y participait au lancement du Remojito en association avec la casa Pedro Ojeda… caliente, caliente ! Si señor !

Grand moment, encore, plus recueilli, plus sage, où nous sommes retrouvés à la chapelle saint Anne, au cœur de l’œuvre de Loren pour honorer un Monsieur, un de ceux, trop discret, qui compte vraiment, parce qu’il habite pour toujours  nos mémoires et nos imaginaires, sans que jusqu’ici nous n’ayons jamais eu l’occasion de le rencontrer. Simplement, discrètement, humblement et avec beaucoup de volonté, il a donné sa vie pour notre passion partagée. Et ce Monsieur, entre grave et lourde mélancolie et clin d’œil malicieux, sait aussi raconter, dire les choses sincèrement tentant d’en inventer la vérité, une vérité celle qui nous touche et nous éclaire… Alain Montcouquiol, venu avec son éditrice de Chez Verdier, avec des secrets à raconter, des histoires à partager, pour sourire ou penser… Dominique Perron, notre président de l’UCTPR, lui a remis le cheque de 4000 euros pour son livre Le Fumeur de souvenirs. Nous en sommes très fiers, et rendez vous l’année prochaine pour la 3 eme édition.

Ensuite nous sommes allés tous, en privilégiés Au carré VIP Ricard des Andalouses où nous avons un abonno à vie pour le Ricard et le Pacific (merci président) .

Et puis quelques repas au Galoubet , une des bonnes tables de la feria, ou le vin et les sourires coulent à flot, ou Valentine fermement et efficacement ressert des frites sans faire de remarques… (Non elle ne fait pas la gueule, elle est juste concentrée pour être efficace… c’est une intello qui aspire à vivre et à s’amuser… mais quand elle sert à table, elle ne fait pas la gueule je vous dis, elle est sur le coup… si si.)

 Puis il y a eu la tienta confidentielle organisée par Patrick Laugier à Raphele avec notre torero  et ami Marc Serano.

Et puis pour être partout on nous a vus à la radio et dans les pages de la Provence, sur Mundotoro et partout où il y avait de la bonne humeur tranquille et des Ricard à déguster.

On y sera en septembre et l’année prochaine à Pâques qui tombera un 20 avril, ce sera on l’espère un peu plus chaud, plus printanier et tout aussi Ruedo.

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Published by Emma Falubert
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