Dimanche 9 mai 2010
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Chere Emma
Arles 5 avril 2010, l' après corrida commence au comptoir du bar le Narval, place Voltaire, ils sonts tous la, hommes et femmes l'aficion chevillée au cœur et le
Ricard en bouche. On refait le match et puis Palavas, ou ?, Palavas ! Oui Montpellier-plage... Olivier GABRIEL co-anime la feria de la mer et lance l'invitation a la cantonnade. Après avoir
consulté Internet, on peut y voir au programme le 8 mai 2010, 2 figuras et le fils d' un mythe vivant, ce "papy " cordouan dont les arènes de Palavas portent le nom, le tout avec un élevage
français celui de Robert Marge.
Mais comment font-ils dans cette plaza, presque confidentielle, pour proposer 6 toros de l'eleveur bitterois face aux deux virtuoses que sont El Juli et
Enrique Ponce ?
La réponse sera connue un jour prochain...l e rendez vous est pris et le 8 mai, jour d' armistice, a 17h dans les arènes El Cordobes de Palavas, presque pleines,
les maestros Enrique Ponce, El juli et Julio Benitez El Cordobes arpentent le sable detrempé, theatre improbable d' une mise en scène illusoire. La pluie s'est arrêtée vers 14h et le ciel triste
et maussade a laissé la place a un soleil radieux et miraculeux comme si le créateur avait décidé de mettre un coup de projecteur sur ce bout du monde taurin.
Les toros de Marge étaient pour la première fois combatus par 2 grandes figuras. Lui, Robert, qui rêve de les voir fouler le ruedo de la Réal Maestranza.
Le signe était venu du ciel, le lot de toros fut bien présenté, brave, courageux, noble et tous applaudis. El juli a fait une démonstration avec le premier
revisitant tout le répertoire de la tauromachie s'octroyant 2 oreilles et une au deuxième toro en montrant rage et talent.
Le 4e toro entre, Sevillan le bien nommé va offrir a Robert Marge l' anti-chambre de son rêve. Enrique Ponce l'enrobe dans une faena sincère au toucher
velouté dont il a le secret, un ballet conjuguant au plus que parfait l'art et la technique. Les oreilles et la queue pour Ponce, la vuelta posthume pour Sevillan, les larmes d' émotion et de
joie pour Robert Marge sous les houras d' un public aux anges.
Face aux 2 fuguras, julio benitez El Cordobes a beaucoup souffert, secoué par son 1er toro et accroché par le second malgré quelques passes bien senties mais
dominées par la présence écrasante et démonstrative du paternel.
La corrida prend fin. Quelque part, dans le callejon, il pleure Robert, il pleure son succès, celui d' avoir fait briller la lumière dans le theatre des
rêves.
Ce samedi 8 mai 2010 restera une date a retenir parce qu' après les triomphes sans frontières d' un Castella, sans doute assisterons-nous a ceux de l'élevage
de Robert Marge.
Et personne n'oubliera que la ligne de départ était a Palavas, j'y étais et Zocato l'avait dit...
de Maurice (presque )en direct de Palavas
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