Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 00:17

Et puis Il s’est passé quelque chose de rare, au Ruedo Newton, ce mardi… Pourtant Soulages n’est pas venu expliquer d’où venait la lumière de ses tableaux, Emmanuel Petit n’était pas là pour raconter comment il marqua le  millième but de l’équipe de France, un soir de juillet 1998, Tartarin n’est pas venu non plus raconter son triomphe imbécile sur un lion aveugle… Non, simplement, Zocato, dont on ne sait jamais par où il va passer, ni de quoi il retourne et où il veut en venir.. nous a emmenés, et nous l'avons suivi, là où on ne va jamais. Non parce que c’est interdit, mais parce que c’est impossible… Parce que le Zocato, il a le temple, la distance et l’audace tranquille pour faire parler, un Jonathan Veyrunes, un peu secret, timide, peu habitué à raconter ses gestes et sa folie… alors en torero qu’il est à sa façon, le Zocato, il a été chercher ce que Jonathan a de secret et de particulier, ce quelque chose qui fait la différence et le rend tout à fait et singulièrement torero… comme un Curro, mine de rien, à la cape, en trois passages, savait placer son toro, en deux ou trois mots Zocato, sans rien forcer, avec beaucoup de « naturelles », a fait se livrer le Torero « Parisien »… et nous sommes partis au campo, avec lui… et là il y a eu des mots justes, sincères et des silences en suspension, comme ça… qui en disaient plus long que tous les discours et autres savants argumentaires… Jonathan, sa passion c’est le toro ! ça ne sont pas des mots, en forme de fioritures, qui y changeront quelque chose, c’est comme ça… plus fort que tout, pour lui, il le sent comme une évidence, que ça renoue étrangement, avec quelque chose de fondamental, d’unique et d’urgent, c’est ce que nous avons compris et partagé…

Et puis, il y a eu Julien Lescarret, autre style, autre tempérament. Il parle bien et facilement, il est à l’aise, du coup, on le voit, et on le croit, comme ça, léger et drôle, mais c’est sans doute seulement parce qu’il ne se prend pas au sérieux, le bonhomme. Il exagère, même, tant qu'on dirait qu’il ne se rend pas compte qu’il nous impressionne, lorsqu’on le voit dominer un toro de 10 mètres de long et plus haut que le clocher de Pessac… Il explique avec beaucoup d’intelligence et raconte tranquillement ce toro justement et en profondeur. C’est passionnant, et tout à coup, à fleur des talanquéres de la rue Newton, on voit les choses autrement… l’impression forte, de comprendre et d’y être… Mais, à ce moment là,  Zocato, il sait que l’on peut aller plus loin et là encore une fois, son art du placement se révèle d’une énorme justesse… iI veut aller au de là de cette  technique maîtrisée, et de cette  lucidité intelligente. Il voudrait savoir le Zocato ( et nous avec lui)… ce que Julien va vraiment chercher dans les arènes… et là, Julien, en confiance,  il ne se dérobe pas, et il nous emmène, entre des cornes, là où on ne va jamais, nous, sur les gradins tranquilles de nos vies ordinaires, et Jonathan. suit aussi. Tous les deux sans forfanteries, sans tricher, avec beaucoup de générosité, simplement, ils nous parlent de leurs valeurs et de leurs désirs. Avec une sincérité émouvante, Julien, il nous parle de sa construction d’homme, il nous parle simplement de sa vie, de la vie… et juste, à un moment, c’est beau… Et nous n’avons plus rien à dire de plus… on médite et on se ressource… et comme l’a dit Zocato pour conclure… tant qu’il y aura des  Jonathan et des Julien pour aller se jouer la vie, et réaliser l’impensable entre des cornes impossibles, au soleil des arèhnes ou dans le secret du campo… nous serons sauvés et nous n’avons plus rien à craindre pour l'avenir de notre passion !


Alors, Un grand merci et un grand Bravo à tous, tous les trophées pour Zocato et les deux autres toreros, et un brindis particulier à nos amis de Ricard, qui nous accueillent et nous régalent pour finir d’un excellent Lillet rouge et de Ricard, et ses 5 volumes d’eau.

A la prochaine fois… à Arles, sans doute…

Partager cet article

Repost 0
Published by Emma Falubert
commenter cet article

commentaires

maurice 13/03/2010 08:36


mardi 23 février,19h, Paris, beaucoup d'acteurs au Ruedo, toutes les conditions sont réunies : la passion, la liberté, la sensibilité, le respect, un peu de nostalgie et une grande dose d'amour.
Face à l'évocation de l'animal on aperçoit le portrait de l'artiste qui n'est ni un criminel, ni un personnage tragique mais un aimable jeune homme de bonne famille égaré au milieu de personnages
admiratifs qui se réunissent pour recevoir son message ; l'attitude modeste ou débridée, reconnaissante en somme, celle qu'il prend volontairement tout en ayant soin de se tenir à la bonne
distance, exprime à la fois l'obscurité et la lumière.
A son contact, la pensée spéculative renoue avec les grandes forces naturelles pour qu'enfin triomphe la pureté naturelle de l'esprit.
Rendez-vous est pris pour Arles, ce musée à ciel ouvert, ou César nous envoi son portrait pour nous rappeler que Rome y a laissé des arènes. Corridas, soirées bodéga, rues en liesse nous invitent à
nos prochaines rencontres.


Les foulards rouges 01/03/2010 20:37


Bonjour, le commentaire n'a pas franchement de rapport avec cet article...
Je découvre avec plaisir votre blog et votre club....l'aficion parisienne et apparement plus active que l'aficion marseillaise...je reçois plus de mail de votre club que du notre...cherchez
l'erreur