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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 15:59

à l'occasion du festival organisé au profit de l'association la clé par Marc Serrano, la pena de Marc, Didier Cabanis, Philippe Cuillé et beaucoup d'autres bonnes volontés, certains ont vécu une singulière expérience aussi enthousiasmante qu'inoubliable...

 

 

avec trois maestros généreux et solidaires...

Les-Maestros-C.jpg


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Se prendre pour le Bon Dieu… mais pas trop… rien que ça !


 C’est promis, mesdames et Messieurs les présidents, plus jamais, je ne me gausserai du moindre d’entre vous, fussent-ils méchants, incompétents, insensibles ou aveugles ! Présidents ou présidentes, du haut de votre palco, je le sais maintenant, vous n’êtes jamais tout ça à la fois. Vous faites ce que vous pouvez et vous tentez simplement d’être intègres et cohérents avec vos convictions. Que vous soyez adeptes des pluies d’oreilles ou au contraire que vous ayez l’habitude de déclencher de violents orages secs et bruyants, venus des gradins à force de ne pas en lacher une, je sais mainteant que vous avez vos (bonnes) raisons et en votre for intérieur que vous savez ce que vous faites. Jamais plus je ne vous reprocherai quoi que ce soit, plus jamais je ne braillerai « Musica », « vuelta », ou autres injonctions qui pourraient être de votre ressort…

Plus jamais je ne casserai un seul morceau de sucre caustique sur votre dos présidentiel… au nom de… La lettre plus que l’esprit ou… L’esprit sans la lettre ou les deux, mon général, je ne sais plus, tant il y a de paramètres que l’on ne soupçonne même pas assis sur les gradins… Le sourire d’untel, la demande d’un autre, le conseil de celui-là, le reproche silencieux d’un tout en haut, le chef qui ne vous voit pas, L’alguazil qui relace ses guêtres, la pression des fans, les soupirs des femmes, les sentences des vieux qui savent, les verdicts des jeunes qui veulent, les diktats pervers de ceux d’ici et les oukases arrogants de ceux d’à côté…

Et tout ça, en votre âme et conscience, comme on dit...

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Pour ma part, Mon âme, je ne sais pas très bien ce qu’elle en a pensé, tant elle fut submergée par la belle émotion que fait vivre le moment… Quant à ma conscience, elle fut brouillée voire embrouillée à force de devoir décider vite et juste, de devoir satisfaire tout le monde : le public dans les gradins, les acteurs dans le ruedo, les amis qui vous guettent, la foule qui grouille dans le calejon et dont certains éléments auraient voulu être à votre place… Ceux qui vous pensent Bobo et vous croient « parisien tête de chien », et vous voudraient plus méchamment « parigot tête de veaux… » Ceux qui savent, comme au foot ou en politique, les « yaqua », les « faut qu’on », et tous les autres qui ne se rendent pas compte parce qu’ils croient savoir mais ne savent pas qu’ils ne savent plus… Ou pas tout à fait…

Pas facile de contenter tout le monde, de déclencher la musique au bon moment,, de lancer les avis sans blesser, de ne pas humilier, ne pas décevoir, surtout ne pas briser un élan, de ne pas rajouter de la pression à celle qu’ils se donnent déjà, encourager les jeunes acteurs qui n’y vont pas souvent, ceux qui espèrent, tout en préservant le règlement et sans les entretenir dans l’illusion de triomphes trop faciles et mal acquis, ça ne profite jamais, on le sait…

Pas facile non plus de rester concentré pendant trois heures pour ne rien perdre de ce qui se passe en piste. Pas facile de ne pas pouvoir s’échapper, de ne pas commenter, de ne pas applaudir ni même réagir, rester neutre et arbitre, garant du bon déroulé, Pas facile de sentir comme une sorte de Bon Dieu, avec de la grandeur d’âme, de la justice, de la générosité, de la bienveillance, de la vigilance et de l’honnêteté. Et encore je ne suis pas sûr que le Bon Dieu, se donne toujours la peine d'être tout ça à la fois… Mais ça c’est une autre histoire…

Bon Dieu ou pas, pour ma part, ce fut de beaux et bons moments ! Pleins, réjouissants, excitants, tendus…

Et quel beau privilège de recevoir le salut d’une légende comme Vitorino Martin, celui du phénomène phénoménal El Boni, les saluts mal assurés, presque timides mais toujours déterminés, de ceux qui rêvent de devenir des figuras, (suerte à tous, évidemment).

Quel vrai bonheur d’avoir la confiance de Didier, de Philippe et de tous leurs amis qui se donnent pour la bonne cause en entretenant leur passion…

Et quel bonheur surtout de se sentir digne de l’amitié d’un maestro, d’un Monsieur, tel que Marc Serrano, qui m’a permis de me prendre pour un petit bon dieu pendant un après-midi et surtout de vivre et partager ce grand moment avec mes amis d’aficion…

Je recommencerai quand vous voulez, en fait, mais, c’est sur, jamais plus je ne critiquerai la présidence !!!

4224.jpgun bel après midi souriant et plein d'allegria !

 

Philippe Soudée

 

toutes les photos sont d'Eugénie Martinez ©

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Published by Emma Falubert
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